Zoom sur Le Havre objet d’inspiration

La ville du Havre, située en Seine-Maritime sur les bords de la Manche, a une histoire riche et mouvementée. Malgré les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale et sa reconstruction, la ville a toujours conservé son lien avec l’art. En 2001, ce rôle dans la création artistique lui permet d’obtenir le label Villes et Pays d’art et d’histoire. Le Havre est une source de création, que Sandrine votre guide vous invite à découvrir lors de sa visite live Une porte océane le vendredi 23 avril à 18h. Quant à La reconstruction du Havre, elle vous sera présentée lors d'une visioconférence, le vendredi 30 avril à 18h30. Zoom sur Le Havre objet d’inspiration avant ces deux activités culturelles live.

Réservez une place pour la visite live, Une porte Océane, vendredi 23 avril à 18h et la visio-conférence, La reconstruction du Havre, vendredi 30 avril à à 18h 30.


Une ville qui inspire les artistes

Le Havre attire et inspire les artistes notamment grâce à la lumière de l’embouchure de l’estuaire de la Seine. Elle est une source d’inspiration pour des peintres comme Jean-Baptiste Corot avec Le Havre. La mer vue du haut des falaises vers 1830 ou Gustave Courbet et ses paysages marins dont La Vague, de 1869.

Le Havre. La mer vue du haut des falaises, J-B Corot vers 1830, Le Louvre et La Vague, Gustave Coubert, 1869, Musée des Beaux-Arts de Lyon


La ville peut être considérée comme le berceau de l’impressionnisme. En effet, au XIXe siècle la ville permet au jeune peintre Eugène Boudin, maître de Monet, de développer son talent. L’artiste bien que né à Honfleur, la cité des peintres impressionnistes, réalise et développe son art au Havre avec des toiles telles que le Havre, le port. Son élève Claude Monet longtemps tiraillé entre la Normandie et les jardins de Giverny, réalise toutefois de nombreuses peintures de paysages marins du Havre et de sa région. Mais c’est son tableau Impression, soleil levant peint en 1872 qui donne nom à un des mouvements pictural fondateur de l’Art moderne, l’impressionnisme. Le port, la plage, la mer : tout au Havre devient le sujet de représentation des impressionnistes comme Camille Pissarro et son tableau L’Anse des Pilotes ou Le Havre, matin, soleil, marée montante d'Alfred Sisley

Entrée des jetées du Havre par gros temps, Boudin, 1884 MuMA, Impression, soleil levant, Monet, 1872 Musée Marmottan


Ce mouvement est à la fois esthétique et sociologique. Esthétique, de par la représentation très moderne des changements de couleur du paysage en plein air. Sociologique, car les artistes sont loin des carcans académiques imposés par le Salon officiel, dont le jury ne les reconnaît pas. Ils forment alors un Salon des refusés qui vous est présenté lors de la visioconférence une petite histoire (de l’art !) de Natalina Castagna le jeudi 27 mai.


Après l’impressionnisme, un autre mouvement pictural fait son apparition au début du XXe siècle, le fauvisme, caractérisé par des formes simplifiées et l’utilisation de couleurs vives et pures. De nombreux artistes ayant choisi de se former à l’Ecole des Beaux-Arts du Havre comme Raoul Dufy, Henri de Saint-Delis, Georges Braque, Emile Othon Friesz, peignent des tableaux de la ville.

La plage et l'estacade du Havre de Raoul Dufy, 1930 et Le Vieux Bassin du Havre, le soir d' Emile Othon Friesz, 1903, MuMa


D’autres artistes fauvistes issues d'autres écoles placent également le Havre au cœur de leurs toiles. C'est le cas par exemple d'Albert Marquet formé aux Beaux-Arts de Paris et dont un certain nombre de ses œuvres sont exposées au MuMa, Musée d’art moderne André Malraux du Havre. Un musée dont on peut aujourd'hui découvrir les collections lors d'une visite virtuelle disponible gratuitement sur leur site internet.

Tableau d'Albert Marquet Bassin du Roy (Le Havre), 1906

Bassin du Roy (Le Havre), Albert Marquet, 1906


Au-delà de la source d’inspiration qu’est le Havre, la ville est à elle-seule une œuvre d’art de par son architecture d’après-guerre.


Une œuvre patrimoniale

Après les lourds bombardements subis du 5 au 10 septembre 1944 qui rasent le centre-ville à 80%, vient le temps de la reconstruction.

Photo de la ville du Havre après les bombardements

Le Havre détruit par les bombes


Celle-ci est assurée de 1945 à 1964 par une équipe dirigée par l’architecte Belge Auguste Perret. L’atelier Perret, tout en conservant la composition historique de la ville, répond aux nouveaux critères imposés par la modernité tel que l’exploitation du béton, du préfabriqué, et l'utilisation d’une trame de 6,24 mètres de côtés pour chaque construction, tout cela permet une standardisation des futurs bâtiments. Le plan de l’architecte reprend les anciens tracés de la ville et forme un triangletrois grands axes de circulations sont pensés. Ces axes de circulation (le boulevard François Ier, l’Avenue Foch et la rue de Paris) relient le centre-ville, la mer et le port. Par ailleurs, Auguste Perret conçoit deux monuments emblématiques : l’Hôtel de ville long de 143 mètres, avec une tour de 70 mètres de haut, puis l’église Saint Joseph, avec sa tour-lanterne culminant à 107 mètres de haut. Tous deux surplombent la ville.

L'architecture d'après-guerre d'Auguste Perret, l'Hôtel de ville et l'église Saint Joseph


Cette reconstruction exceptionnelle du Havre par l’architecte belge lui vaut depuis 2005 d’être classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une prouesse architecturale qui fera débat, et dont Sandrine vous livre les secrets lors de sa visioconférence sur la reconstruction du havre.


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