La capitale de Noël !

Cette année, ma famille et moi fêtions Noël chez ma tante, à Strasbourg. Je ne sais pas si vous êtes adeptes des réveillons de Noël en famille, personnellement, je suis mitigée. D’un côté, je sais que ça va être gênant. Je sais que je vais devoir écouter mes vieux oncles poliment sans montrer que leurs sujets de discussion me font mourir d’ennui, me forcer à rire aux horribles blagues vaseuses de certains… Mais en même temps, je sais aussi que je vais beaucoup m’amuser, parce qu’on a beau se la jouer « Fêtes de famille » d’Orelsan, au final on rigole quand même bien. Et puis il vaut mieux en rire qu’en pleurer.


Illustration : Pauline Bucher



Je suis donc arrivée à Strasbourg, dite « La Capitale de Noël », un peu plus tôt pour aider ma tante à tout préparer, et elle a voulu me monter le fameux Marché de Noël. Je n’en avais jamais visité d’aussi grand, alors j’ai sauté sur l’occasion !

Nous voilà donc dans les allées de ce fameux marché de Noël, aux côtés de ma tante qui s’improvise guide touristique.

- C’est immense ! Heureusement que tu es là Tata, je me serais perdue à coup sûr !

- Et oui ! Il y a plus de 300 chalets d’exposition chaque année, et plus de deux millions de visiteurs !

- Deux millions ?! C’est dingue !

- Tout le monde aime Noël ! ajoute-t-elle avec un sourire.


Nous avançons au milieu des allées, et je regarde les différents stands avec intérêt.

- Il y a plusieurs sites à travers la ville, et chaque site a sa thématique ! Le foie gras, le vin, les enfants, etc.

- Si j’en crois l’odeur ambiante, on doit être en train de traverser le site qui a pour thématique le nougat ! Dis-je en respirant l’air chargé de sucre.

- Bien joué ! Prenons en quelques sachets !


Nous firent le tour de plusieurs sites, passant par différentes thématiques, la plupart ayant pour point commun le domaine culinaire. Cela ne m’étonnait pas que ce marché ait tellement de succès ! Beaucoup d’artisans et de commerçants peuvent proposer leurs produits faits maison, et le publique est toujours ravis de pouvoir profiter du patrimoine culinaire d’une région ! Sans parler des magnifiques décorations et de l’ambiance générale qui était à la fête. Ce marché contribuait sans aucun doute à faire vivre la fameuse magie de Noël dont on nous parle à tout bout de champ !


Illustration : Pauline Bucher


Dans la voiture sur le chemin du retour, je continue de poser des questions à ma tante qui semblait intarissable sur le sujet des marchés de Noël. C’est une passion comme une autre après tout…

- Mais cette tradition doit dater d’il y a très longtemps, non ? Noël c’est super vieux comme fête.

- En effet ! Les premiers marchés de Noël datent du 14eme siècle ! Ils avaient lieu en Allemagne et en Alsace à la base, et ils étaient appelés « Marchés de Saint-Nicolas ». Ce n’est qu’après qu’est apparu l’appellation « ChristKindlMarkt ».

- Wow, à tes souhaits.

- Cela veut dire »marché de l’enfant Christ » ! dit- elle en riant. Vers la fin du 14eme siècle, le nom a changé pour lutter contre le culte des saints.

- Oh je vois. Et ce marché-là, celui de Strasbourg, il date de quand ?

- Le premier a eu lieu en 1570, huit jours avant Noël !

- Et toutes les autres villes ont pris ce marché comme modèle pour créer le leur ?

- Oui, mais pas avant 1990, quand de nombreuses villes en Europe ont pris conscience du pouvoir commercial que pouvait avoir ce genre de marché.

- Évidemment, ils ne perdent pas le nord. Le pôle Nord même.


Ma tante grimaça devant mon humour approximatif et dit en souriant, ironique :

- Garde ça pour le réveillon, veux-tu ?


Le lendemain, le réveillon ayant lieu le soir, ma tante et moi avons commencé à nous activer dans la cuisine dès le début de l’après-midi. Mon père, ma mère et d’autres membres de la famille arrivèrent au fur et à mesure, et chacun eut son rôle dans notre grande préparation. Tout se passait comme prévu jusqu’au soir, où nous avons pu profiter du grand repas. Comme prévu : beaucoup de moments de gêne, de fous rires et surtout, une quantité astronomique de nourriture. Puis vint le moment des cadeaux.

Chacun était ravi, et j’entrepris d’ouvrir en dernier une enveloppe tendue par ma grand-mère. Deux petits tickets en tombèrent accompagnés d’une carte que je lu à voix haute :

- « Deux place pour visiter le musée des Tisserands et de la pantoufle charentaise avec ma grand-mère adorée. »… Oh… Merci Mamie…

Je la serrais dans mes bras tout en jetant un regard implorant à mon père par-dessus son épaule.

- Tu y vas avec elle ! me murmura-t-il, implacable.

(Et pour les sceptiques, je vous vois froncer les sourcils : OUI ce musée existe vraiment et il est très… instructif.)

- Je rentre chez moi dans le limousin demain et j’espérais que tu voudrais bien m’y accompagner !

- Bien sûr Mamie. Avec plaisir.


Me voici donc le lendemain, en train de vous écrire ces lignes, assise sur un banc à l’intérieur du musée des Tisserands et de la pantoufle charentaise. Croyez-moi, la visite est aussi longue que le nom de ce musée. Mais un cadeau ça ne se refuse pas, pas vrai ?

Illustration : Pauline Bucher


J’espère que vos fêtes de Noël se sont bien passées, et que vous avez pu profiter de votre famille !


Nous nous retrouverons pour un nouvel article, lors d’une prochaine fête, qui sait ?



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